Il existe de nombreuses définitions de la franchise (par exemple dans les assurances ou les relations humaines), mais celle qui nous intéresse aujourd’hui concerne un mode de collaboration entre entreprises.

Une stratégie de développement

La franchise répond ainsi à la stratégie d’une entreprise visant à développer un réseau de partenaires autour de son concept commercial. Elle lui permet d’entreprendre plus rapidement en optimisant ses chances de succès, en appuyant son développement commercial sur un réseau de créateurs d’entreprise qui connaissent leur marché local.

Plus précisément, selon le code de déontologie de Bruxelles, « un réseau de franchise est un système de commercialisation de produits, de services, ou de technologies fondé sur une collaboration étroite et continue entre des entreprises juridiquement et financièrement distinctes : le franchiseur et le franchisé ».

Ce qu’il faut comprendre de cette définition ?

Le franchiseur (que l’on appelle aussi tête de réseau) doit fournir à ses franchisés :

- une marque connue (si possible) que l’on appelle aussi une enseigne,
- un savoir-faire réel,
- des droits de propriété intellectuelle,
- et une assistance (commerciale, de communication, par le biais de logiciels spécifiques, la recherche de financement etc .),

En contrepartie de ces obligations, le franchisé doit respecter les règles du réseau de franchise et payer un droit d’entrée et des redevances de franchise au franchiseur.

Les entreprises qui entrent en collaboration sont bien indépendantes juridiquement et financièrement, et contractualisent leur relation.

Les modalités de la franchise

Elles sont régies par la loi Doubin, du 31 décembre 1989, qui, oblige le franchiseur à remettre un Document d’Information Pré Contractuel au moins 20 jours avant la signature du contrat, et impose des rubriques en termes contractuels.

Cet encadrement juridique n’empêche pas que tous ces documents doivent être lus et relus à la fois par le futur franchisé, mais aussi par un partenaire : avocat ou expert comptable.

De même que le contrat, qui doit être attentivement étudié, en particulier pour ses clauses telles que celles de non concurrence, approvisionnement exclusif, etc.

La franchise, pour tous ?

Oui et non.

En effet ! A priori, créer son entreprise en franchise est moins risqué que de le faire en solo, tout en gardant un statut indépendant : pas d’isolement, des outils déjà créés, un accompagnement, et un business plan déjà validé. Des études américaines montrent même que dans certains réseaux pris individuellement, le taux de réussite des franchisés est très supérieur aux taux de réussite des entrepreneurs intervenant sur le même secteur d’activité mais ne faisant partie d’aucun réseau. Le créateur en franchise ne devra ainsi pas s’affranchir de se renseigner sur l’enseigne qu’il veut rejoindre : ancienneté, rentabilité, degré de satisfaction des autres franchisés etc.

Et il ne faudra pas sous-estimer les autres qualités dont tout candidat à la franchise doit pouvoir se targuer :

- l’envie d’entreprendre,
- le sens du commerce et de la négociation,
- une capacité d’adaptation et d’adoption d’une culture d’entreprise différente de la sienne,
- les compétences de gestion : d’une entreprise classique, mais en lien avec une autre entreprise, le franchiseur.


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